La CEDEAO vers l’extension du réseau du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest pour renforcer la sécurité énergétique dans la Région

photo-de-groupeLes participants à l’atelier sur la validation du rapport final provisoire relatif à l’étude de faisabilité pour l’extension du réseau de Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) ont terminé leurs travaux le 31 août 2016 à Dakar au Sénégal, avec la validation dudit rapport soumis par le Consultant.

 

Cette rencontre de deux jours, organisée à Dakar du 30 au 31 août 2016, conjointement par le Département de l’Energie et des Mines de la Commission de la CEDEAO et l’Unité de Préparation et de Développement des Projets d’Infrastructure de la CEDEAO (PPDU) basée à Lomé, a regroupé les experts de douze (12) des quinze (15) Etats membres de la CEDEAO,  de l’Autorité du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (AGAO),  de la Société du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (WAPCo), du Système d’échanges d’énergie électrique Ouest Africain (EEEOA) ainsi que ceux de la Direction de l’Energie de la CEDEAO et PPDU. D’autres partenaires ont aussi pris part à cet important atelier  à savoir la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque d’Investissements et de Développement de la CEDEAO (BIDC), la NNPC (Nigeria National Petroleum Corporation) et le Fonds APPA (Association des Producteurs de Pétrole Africains).

PH PPDU1 (1) Pour Mr Mor Ndiaye Mbaye, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables du Sénégal, s’exprimant à l’ouverture de l’atelier, au nom de Son Excellence Monsieur le Ministre empêché,  a  indiqué que la diversification des sources d’énergies et le recours aux énergies propres répondant aux enjeux environnementaux constituent un défi important  pour notre région et pour le Sénégal en particulier.

 

Par ailleurs, Mr Mbaye a déploré la situation énergétique de notre région, caractérisée par l’un des plus faibles taux d’accès à l’électricité au monde. C’est donc pour faire face à cette situation que la CEDEAO a placé le développement du marché du gaz au cœur des stratégies de notre communauté, pour soutenir la production électrique à l’instar de la mise en œuvre des interconnections électriques et de la promotion des énergies renouvelables, a-t-il ajouté.

Il a aussi indiquéPH PPDU1 (2) que les efforts déployés par le Sénégal pour améliorer sa situation énergétique ont permis entre autres de faire des découvertes importantes de gaz naturel, dont l’exploitation pourra permettre au pays de renforcer sa production d’électricité et d’exporter le gaz naturel vers les autres Etats de la région.     Il a donc salué cette initiative de la CEDEAO qui permettra de renforcer le développement du secteur énergétique dans la région.

 

Auparavant, le commissaire chargé de l’Energie et des Mines de la Commission de la CEDEAO, Dr Morlaye Bangoura, a indiqué dans son discours à l’ouverture de la rencontre, que l’étude a été initiée au vu des besoins exprimés dans la région pour l’utilisation du gaz naturel pour la production d’électricité.

« L’ampleur du déficit énergétique de notre région, nécessite de privilégier la voie de la coopération pour assurer un meilleur approvisionnement en énergie électrique dans la région » a-t-il indiqué. C’est pourquoi il s’est réjoui de l’existence du gazoduc actuel qui constitue l’une des meilleures réussites d’infrastructures d’intégration régionales. Cela nécessite néanmoins que nous travaillions à son optimisation et à son extension aux autres pays de la région afin de leur permettre d’en bénéficier a précisé Mr Bangoura.

 

A la suite des travaux, les participants ont formulé d’importantes recommandations aussi bien à l’endroit du Consultant ayant réalisé l’étude, qu’en direction des Etats membres et de la CEDEAO. Concernant la Commission, l’atelier recommande l’élaboration d’une feuille de route pour le développement du réseau du gazoduc intégrant l’identification des sources probables de financement  par la CEDEAO. Elle aura également à organiser une réunion de haut niveau avec toutes les parties prenantes du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) pour examiner la sécurité de l’approvisionnement en gaz et le paiement des factures  et conduire une étude de faisabilité détaillée pour la mise en œuvre de la première phase du projet.

Quand aux Etats membres, ils devront fournir à la CEDEAO dans un délai d’une (1) semaine, toutes les données et informations  actualisées pour leur prise en compte par le Consultant.

A l’endroit du Consultant, l’atelier lui recommande l’actualisation de l’analyse du marché sur la base des données et informations récentes transmises par les experts des Etats membres et prendre en compte dans la détermination du CAPEX et de l’OPEX, certains aspects de coût qui n’ont pas été intégrés.  Il lui a été également suggéré d’inclure dans le modèle de calcul les points d’entrées Gaz Naturel Liquéfié (GNL), en considérant le développement actuels des terminaux de stockage et regazéification de gaz (FRSU) dans la région.

 

En rappel cette étude avait été confiée à un cabinet basé à Londres, en Angleterre, afin d’analyser et de faire des recommandations sur le fonctionnement actuel du gazoduc et d’identifier les conditions de son extension aux autres Etats membres de la CEDEAO.

 

Elle devrait également analyser les conditions techniques et économiques pour l’extension du réseau du gazoduc aux autres Etats membres de la CEDEAO non parties au traité du GAO et le cas échéant, préparer un schéma pour l’extension et l’interconnexion du réseau de gazoduc dans la région de la CEDEAO en prenant en compte les points de consommation et les sources potentielles de production existantes ou nouvelles.

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